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La chute est lente. Lente...
Pendant la chute nous ne sentons rien. Le choc intervient seulement lorsque nous heurtons le sol.
Pendant la chute il n'y a rien, à part le vide.
Et ses les larmes sur mon clavier qui me rappel qu'il m'a quitter.
Pendant le chute, nous n'avons pas l'occasion de penser. Penser, c'est seulement quand on touche le sol, dans un bruit sourd et mat.
J'étais, je suis, toujours, encore, dépendante. De lui, de lui, de lui, de lui.
Evoquer les souvenirs est inutil, breve passade, illusion nocturne.
Mais s'il-te-plaît, ne me laisse pas.
J'ai heurté le sol.
Hier, à 19h26.
Dans un bruit mat et sourd.
J'ai hurlé. Je ne hurle jamais. Et pourtant.
Maintenant que le choc est absorbé, il reste plusieurs étapes.
S'effacer, encore plus. M'effacer.
Vivre pour soi. Souffrir pour soi.
N'être plus rien ensuite.
Vous disiez, que l'amour, l'amour est la seule chose qui pourrait me sauver.
Fous! Vous aviez tords.
Vous disiez que rien n'est plus beau.
Fous! Rien n'est plus beau que la transparence, et ces corps diaphanes.
Je n'ai besoin de personne pour me sauver.
Le choc est mat.
Le choc est sourd.
Je m'en vais accentuer mes échymoses, je m'en vais brûler ailleurs.
Le besoin de contrôle absolue est-il un défaut?
Un défaut capital, comme l'est l'avarice ou la paresse, la luxure ou l'envie?
Je ne connais pas beaucoup de personne, qui ont un besoin si destructeur et dangereux du contrôle.
Le contrôle, le vrai. Celui qui nous prends à la gorge. Le contrôle est aussi dangereux, que destructeur. Les deux vont de paire. Dangereux pour les autres, destructeur pour nous. Quoique, les
autres, à présent, les autres, je m'en fiche. Les autres ne sont-ils pas responsable de ce comportement? Les autres et leurs regards avident, les autres et leurs rumeurs qui
grondent, se répandent et te salissent. Le contrôle, vient, du rejet de l'erreur. L'erreur c'est moi. Le contrôle est né du rejet de ma personne. Le contrôle de mon corps, de mes sens, de mon
esprit, est né du dégoût de ma personne.Je ne faisais rien pour moi, rien non plus contre moi. Je vivais pour les autres, eux vivaient pour eux mêmes. J'avais bâti une forteresse, personne ne
savait rien de moi. Cette forteresse invisible, me protège, pensais-je. Précisons qu'il n'a fallu que quelques mots pour la détruire, ce n'était qu'un château de cartes, finalement. Le contrôle,
je l'ai perdu, le contrôle appartient aux autres. Les rumeurs enflent, les sujets royaux de sa majesté LA popularité, accourent. Jamais on n'avait vu tant de courtisanes, duchesses et
comptesses, parées avec le plus grand soin. Jamais une mise à mort, n'avait attiré tant de monde. Je suis là, coupable. Ils ont tous commis les mêmes erreurs dont on m'accuse, tout le monde le
sait. Mais ma mise à mort sera un spectacle si divertissant. Je suis coupable, coupable, coupable, coupable, COUPABLE. Je ne suis pas une victime pris au piège. Je suis
coupable.
Ahaha, j'ai tant ri! J'ai ri jusqu'à en pleurer.
Spectacle désolant, affligeant.
Mais j'ai ri.
On a délié mes poignets. Relevé mes cheveux.
J'ai couru, couru, couru et j'ai vu que courir, me faisait sentir légère.
Alors j'ai cessez de manger et mon anorexie est devenue mon avocat.
Cours petite, cours, cours! Où je t'attrape et te dévore.
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